BFM : 3 minutes pour convaincre 2016

3 minutes pour convaincre 2016: Stayhome, une entreprise spécialisée dans le portage immobilier – 01/12
Stayhome propose aux investisseurs de racheter temporairement les logements des particuliers qui rencontrent des difficultés financières. Après 1 à 5 ans, dès que leurs situations sont rétablies, ils pourront racheter leur maison au prix auquel ils l’ont vendu. Le portage immobilier est très avantageux pour les propriétaires car il permet de conserver leurs biens immobiliers. Avec un rendement de 6,5%, cette pratique profite également aux investisseurs. – Avec: Patrick Drack, co-fondateur de Stayhome. – Good Morning Business, du jeudi 1er décembre 2016, présenté par Stéphane Soumier, sur BFM Business.

Perdre son logement: une angoisse difficile à partager

À en croire un sondage récent, 59% des Français redoutent d’avoir à trouver un nouveau logement. Et s’ils risquent l’expulsion, ils n’oseraient en parler qu’à leurs parents ou enfants, mais pas aux collègues ni aux voisins.

Perdre son logement, risquer une expulsion fait partie des grandes angoisses de la vie et reste un tabou d’après un sondage Opinionway, réalisé pour le site de portage immobilier Stayhome. Selon cette étude, la saisie immobilière est à l’origine de bien des inquiétudes, si bien que 59% des Français redoutent d’avoir à trouver un nouveau logement. Une telle situation peut en effet être à l’origine de bien des bouleversements sans compter le lourd impact financier. Et ce sont les hommes qui sont les plus anxieux face à ces bouleversements qu’ils sont 61% à craindre contre 56% chez les femmes.

Parmi les craintes de conséquences en cascade d’une saisie, 24% des sondés ont peur de perdre leur travail. Une crainte particulièrement forte chez les plus jeunes, dont la situation professionnelle est la plus fragile puisque 44% des 18-24 ans évoquent ce risque. Pour 19% des sondés, le stress engendré par la perte du logement peut s’accompagner de fortes tensions au sein des couples et déboucher, à terme, sur une séparation ou un divorce. Et pour 15% de la population, il y a aussi un risque d’être obligé de changer les enfants d’école.

Une angoisse forte chez les plus jeunes

Une situation d’autant plus compliquée à vivre qu’il semble très difficile d’aborder le sujet en dehors de la sphère familiale directe. Si 59% des sondés évoqueraient la question devant leurs enfants et 60% en parleraient à leurs parents, pas question de l’ébruiter ou de chercher de l’aide au-delà. Ainsi, 76% des personnes interrogées auraient du mal à assumer la situation en l’évoquant auprès de leurs collègues et même 77% qui refuseraient d’en parler à leurs voisins.

Ils craignent également de devenir un poids pour leur entourage puisque 37% des sondés ont peur de demander une aide financière à leur proche tandis que 25% sont angoissés à l’idée de devoir retourner vivre chez leurs parents. Une peur particulièrement forte chez les plus jeunes (44% des moins de 35 ans craignent cette situation) et chez les femmes (30% ont peur de retourner chez leurs parents contre 19% des hommes).

Une étude qui vient fort à propos confirmer la pertinence de l’approche de son commanditaire Stayhome. La société se veut une alternative à la saisie immobilière que subissent chaque année 15.000 propriétaires. Le principe du «portage immobilier» consiste à transférer la propriété du bien immobilier de la personne en difficulté vers un particulier. Le fruit de la vente doit permettre à la personne endettée de régler ses dettes tout en continuant à occuper les lieux en tant que locataire. La logique vertueuse est bouclée lorsque (ou si) l’ancien propriétaire peut racheter son logement à un prix préférentiel fixé dès la vente initiale.

Le portage immobilier, un concept éthique à haut rendement

Le concept du portage immobilier offre une bonne rémunération car les biens sont vendus avec une décote de 20 à 30 %.

Un rendement immobilier de plus de 6 % avec un locataire déjà en place qui prendra soin du logement : l’investisseur immobilier de 2016 en rêve. Et ce n’est pas totalement impossible grâce à un nouveau concept, celui du portage immobilier. C’est ce que propose Stayhome.fr, la nouvelle plate-forme de « crowdbuying » de la société éponyme. Le principe est de permettre aux propriétaires en difficulté financière de vendre temporairement leur bien à d’autres particuliers tout en continuant à l’occuper contre un loyer mensuel. Ils deviennent donc locataires et pourront éventuellement racheter leur bien une fois leurs difficultés surmontées. Bien sûr, l’investissement n’est pas exempt de risques, mais StayHome, dont les fondateurs sont l’un un professionnel de l’immobilier et l’autre un ancien banquier, apporte son expertise pour les limiter. D’abord, il examine soigneusement les dossiers avant de les proposer aux investisseurs. « Sur 100 dossiers, nous en écartons entre 70 et 80, affirme Patrick Drack, cofondateur de la société.. Nous n’avons pas vocation à intervenir en portage pour des propriétaires surendettés chroniques, addicts aux crédits revolving. En outre, les biens sélectionnés doivent répondre à certains critères, notamment d’animation du marché immobilier local. Enfin, les locataires, une fois leurs dettes apurées grâce à la vente de leur logement, doivent pouvoir payer leur loyer, qui est fixé au prix du marché. » Le haut rendement (6,5 % en moyenne) s’explique car les biens sont vendus avec une décote de 20 à 30 %. « Pendant cinq ans, le locataire garde la possibilité de racheter son logement, le prix du bien étant fixé au prix de revient pour l’investisseur. Par exemple pour un bien d’une valeur de 100.000 euros, le prix de rachat sera de 113.000 euros, soit le prix de base auquel s’ajoutent les droits de mutation (environ 8 %) et la rémunération de StayHome (5 %) », explique Patrick Drack.

Clause dissuasive

Les locataires prennent généralement grand soin du logement dans la mesure où le but est de redevenir propriétaire de ce bien. Le paiement des loyers n’est pas garanti par StayHome, mais les investisseurs peuvent souscrire une assurance et, surtout, le non-paiement de deux mensualités fait perdre au locataire la possibilité de racheter le bien. Une clause relativement dissuasive. « Nous avons traité à ce jour une centaine de dossiers et 85 % des propriétaires endettés ont racheté leur logement », affirme Patrick Drack. Côté investisseur, le portage immobilier offre, outre un bon rendement, « la satisfaction de venir en aide à quelqu’un à qui le système financier a dit non », conclut-il.

En savoir plus sur http://patrimoine.lesechos.fr/patrimoine/immobilier/021731216601-le-portage-immobilier-un-concept-ethique-a-haut-rendement-1204712.php?rj58f9OD2HMHBeIS.99

Les fintechs vont-elles faire sauter la banque ?

Depuis quelques années se développent de nouveaux acteurs dans le secteur financier : les fintechs. Agiles et innovantes, ces jeunes pousses qui s’appuient sur les outils numériques pourraient bien « ubériser » la banque. Alors que La Tribune Toulouse organise le Forum Fintech Innovation le 22 mars aux Espaces Vanel de la Médiathèque José Cabanis, à Toulouse, enquête sur ces nouvelles startups financières.

À Toulouse, ils s’appellent Payname ou Wiseed. À Montpellier, ils se nomment StayHome ou Nepting. Ce sont des trublions, des agitateurs, des « disrupteurs » en puissance qui rêvent de révolutionner le monde de la banque, de la finance et des assurances. Leur promesse ? Rendre le pouvoir aux consommateurs et apporter des solutions basées sur des usages réels, et non pas sur des produits. Leurs armes ? Les outils digitaux et l’agilité du modèle startup. Leurs adversaires ? Les acteurs historiques. Et si, hier, les fintechs suscitaient chez les grandes banques et compagnies d’assurance un simple amusement parfois teinté de cynisme, aujourd’hui, elles inquiètent.

« Auparavant, les banques étaient un peu condescendantes à notre égard, confirme Stéphanie Savel, présidente de la plateforme toulousaine d’equity crowdfunding Wiseed. Pour elles, nous étions des petits rigolos, des beatniks dans un garage. Aujourd’hui, les acteurs historiques sont titillés, car notre croissance est importante. »

En quelques années, les startups se sont en effet multipliées dans le domaine financier, comme autant d’alternatives aux acteurs traditionnels. Un phénomène qui s’explique notamment par le changement des usages des consommateurs. Avec la révolution numérique, nombre d’opérations sont en effet déjà dématérialisées et les agences bancaires sont de moins en moins fréquentées. Le contexte de crise joue également un rôle majeur. Depuis 2007, le lien entre les banques et leurs clients s’est fragilisé. Ainsi, selon une étude Ipsos publiée en 2014, 65 % des Français n’ont pas confiance dans les institutions bancaires. Un coup dur pour les banques traditionnelles, dont l’organisation est par ailleurs encore lestée par des réseaux d’agences très coûteux.

« Les banques sont aujourd’hui confrontées à un enjeu : la redéfinition de leur business model, estime Géraldine Mauduit, créatrice de l’association Fintech Booster, qui porte un projet d’incubateur à Montpellier. Elles doivent désormais intégrer des critères tels que la simplification, la réduction des coûts et la réhumanisation du service. »

Un secteur historique conservateur en quête de modèle, une crise de confiance de la part des consommateurs et une contrainte réglementaire de plus en plus pesante : tous les ingrédients semblent réunis pour que la finance puisse être « ubérisée ». Et cela, les fintechs l’ont bien compris.

« La finance est l’une des pires industries au monde »

Mais qui sont-elles, au juste, ces sociétés fintechs ?

« Beaucoup de gens en parlent mais n’y comprennent rien !, grince Philippe Gelis, fondateur de la plateforme de gestion de devises Kantox, basée à Londres. Nos sociétés utilisent des technologies pour lancer des services disruptifs dans le secteur financier. Les fintechs basent tout sur le client et l’innovation. Elles n’ont pas d’aversion au risque et savent s’adapter. Et pour notre part, nous considérons que nous avons un rôle important à jouer afin de changer une industrie qui est l’une des pires du monde en termes de transparence : la finance. »

Les fintechs, si elles sont toutes innovantes, agiles et porteuses de ruptures, sont néanmoins plurielles, comme l’explique Géraldine Mauduit. « Il existe trois marchés d’ampleur équivalente, analyse-t-elle. Premièrement, celui des acteurs qui travaillent avec les banques et qui sont prêts à être rachetés. Deuxièmement, les acteurs qui travaillent contre les banques et qui s’inscrivent dans le mouvement général de la désintermédiation bancaire. Le dernier marché, sans lien avec la banque, reste encore à sécuriser : c’est celui sur lequel les acteurs sont totalement indépendants. » Alain Clot, président de l’association nationale France Fintech, confirme l’état des lieux. Cet ancien directeur de la stratégie de la Société Générale voit par ailleurs deux origines aux innovations proposées par ces startups. « Tout d’abord, les innovations d’usage, analyse-t-il. C’est désormais l’usage qui tire la solution, et pas l’inverse. Et ensuite, les innovations gouvernées par la technologie. Le couple big data/intelligence artificielle va induire des changements considérables dans le métier de la banque. »

Interrogés sur cette nouvelle concurrence, rares sont les établissements bancaires traditionnels à accepter de dévoiler leur stratégie. Du côté de la Banque Courtois, néanmoins, le président du directoire Francis Molino prend acte de la montée en puissance des fintechs et entend bien transformer la menace en opportunité, en intégrant ces innovations à son offre. À condition, cependant, qu’elles soient « utiles et intéressantes » pour ses clients. Ainsi, le banquier, qui mise sur une digitalisation tous azimuts de son organisation, n’exclut pas de procéder à des acquisitions de fintechs, avec l’appui du groupe Crédit du Nord. « Nous sommes mobiles, nous sommes dans le mouvement », insiste-t-il. Agir vite pour ne pas se faire « ubériser » par les nouveaux acteurs ? C’est en tout cas l’analyse de Philippe Crinière, directeur du Marché et des Réseaux professionnels du Crédit Agricole Toulouse 31.

« Il y a un vrai risque (d’ubérisation, NDLR) si on laisse faire les choses et si on ne s’intéresse pas aux évolutions du marché et des usages, estime-t-il. Il faut que nous courions aussi vite que les nouveaux entrants. Si nous ne voulons pas nous laisser distancer, il faut être très attentif à ce qui se passe. Nous devons intégrer ces nouvelles technologies à notre activité. »

Une intégration qui peut revêtir de multiples formes, allant de la simple incubation ou création de plateformes d’open innovation jusqu’au rachat.

« La banque est un animal blessé, il faut s’en méfier »

Des options diversement accueillies par les startups elles-mêmes. « Deux discours s’opposent, analyse Arnault Ioualalen, fondateur de la société montpelliéraine Numalis. L’un, porté par les startups, qui prétendent ‘disrupter’ les banques et devenir le ‘front office’ : dans cette vision, les gens consommeront les services sur ces plateformes numériques. L’autre, celui des banques, explique que, de par leur business model, la plupart de ces startups devront être rachetées par leur concurrent direct, c’est-à-dire par la banque elle-même ! » Une option que certains refusent catégoriquement, invoquant une incompatibilité de culture entre les deux mondes, mais aussi le risque de perdre une certaine forme de crédibilité. « Nous nous positionnons à l’inverse des banques ! », résume Éric Charpentier, fondateur de la startup Payname. De son côté, Wiseed a choisi de s’associer début 2015 avec le Crédit Coopératif, sur la base « de valeurs communes ». Mais la présidente de la startup, Stéphanie Savel, estime toutefois que « les banques ne sont pas forcément en mesure de maintenir la transparence des fintechs » et que le risque, lorsqu’un établissement bancaire rachète une startup, est de « tuer sa légitimité ». D’autres vont beaucoup plus loin, à l’image de Mathieu Hamel, fondateur de la startup parisienne Marie Quantier, qui voit dans la multiplication des rachats de fintechs par les banques une façon de « tuer le poussin dans l’œuf ».

« Les banques ne voient pas les fintechs comme une opportunité, mais comme une perturbation, analyse-t-il. Le milieu bancaire n’est pas du tout bienveillant. La banque est un secteur en difficulté. C’est un animal blessé, il faut s’en méfier. »

Blessé, peut-être, mais certainement pas à terre. C’est en tout cas l’analyse de Philippe Gelis. « Évitons les discours simplistes, les banques ne vont pas disparaître comme ça !, insiste le fondateur de Kantox. Les fintechs vont prendre des parts de marché, mais l’industrie financière ne va pas changer du jour au lendemain. » Le chef d’entreprise, s’il reste prudent, n’écarte d’ailleurs pas pour son entreprise l’hypothèse d’une association avec des acteurs bancaires.

Le choix de la coopération

D’autres jeunes pousses ont basé leur modèle sur une collaboration étroite avec les banques, à l’image de la fintech toulousaine Lyra Network, pour qui ces dernières représentent 60 % du chiffre d’affaires. « Le mariage entre banques et fintechs peut apporter de la valeur ajoutée aux deux ! », assure son directeur général, Anton Bielakoff. L’homme, s’il n’élude pas les risques inhérents aux rachats des fintechs par les banques, estime qu’une coopération entre les deux mondes peut être vertueuse. « Je ne suis pas inquiet pour les banques, assure-t-il. Au contact des fintechs, elles prendront toute la mesure du changement. » Ce choix de la coopération, Jean-Paul Dalmas, directeur général de la startup montpelliéraine Nepting, le partage pleinement.

« Pour certaines d’entre elles, les banques ont tendance à développer de nouveaux outils en faisant confiance à des startups, car elles n’ont pas l’agilité nécessaire pour les créer en interne, constate-t-il. D’un autre côté, les fintechs peuvent développer des solutions de rupture, mais ont parfois du mal à les déployer. Nous souhaitons participer à cette évolution avec les banques, à leur rythme, plutôt qu’être en rupture. C’est un choix guidé par le terrain. »

Un choix stratégique, selon Joëlle Durieux, directrice générale du pôle de compétitivité Finance Innovation, pour qui, au-delà des effets d’annonce, une chose est certaine : « Les fintechs ne vont pas ubériser les banques. Jamais une boîte de dix personnes ne renversera le Crédit Agricole ! »

Un risque de bulle ?

Indépendamment de leurs orientations stratégiques, les fintechs partagent toutes un objectif : trouver leur marché, dans un contexte de forte croissance, certes, mais également de concurrence accrue. « La vraie question est de savoir quelles sont celles qui apporteront de véritables innovations, de vrais modèles disruptifs », estime Éric Charpentier. Face à la multiplication des initiatives et à des levées de fonds aux montants parfois impressionnants – Crédit Mutuel Arkéa aurait par exemple mis sur la table 50 M€ pour racheter la startup Leetchi -, certains craignent que ne se constitue une forme de « bulle ».

« Le marché est en pleine expansion, avec des perspectives énormes en termes de chiffre d’affaires, constate Anton Bielakoff. Les investisseurs sont en pleine effervescence. Certaines levées atteignent des montants déraisonnables, dans des sociétés qui ne vont pas toutes gagner d’argent. Il y a un risque de bulle. Beaucoup d’argent investi, mais pas encore de rentabilité. Beaucoup de survalorisation, en somme. Il faut garder la tête froide par rapport à tout cela. »

D’autant que les obstacles ne manquent pas sur le chemin des fintechs. Au-delà de la résistance active des acteurs traditionnels, les jeunes pousses doivent en effet compter sur un contexte réglementaire encore en construction et une incertitude quant à la pérennité de leurs modèles économiques.  Sans oublier l’émergence de nouveaux concurrents, au premier rang desquels… les fintechs étrangères. Mais aussi les géants mondiaux du web et les opérateurs télécoms, à l’image d’Orange, qui a annoncé en début d’année vouloir lancer sa propre banque. Autant d’adversaires dangereux qu’il s’agira de combattre. « Les Gafa, en particulier, ont toute la légitimité pour parler aux utilisateurs, mais aussi les moyens et la donnée, résume Alain Clot. Le sujet bancaire est clairement pour eux à l’ordre du jour et la France les intéresse. »

Une situation qui inquiète le président de France Fintech.

« Si nous ne faisons rien, demain, les décisions seront prises ailleurs qu’en France. Or, la finance est un sujet de souveraineté. Et c’est un secteur porteur d’emplois qualifiés. Londres veut devenir leader sur les fintechs et favorise ces acteurs. La France a autant d’atouts pour le faire. Ce qu’il faut, c’est une vraie volonté politique. C’est un enjeu stratégique. »

Reste l’essentiel : la confiance. « Est-ce que les consommateurs sont prêts à mettre de l’argent sur Facebook ? s’interroge Éric Charpentier. Nous, nous innovons, nous cassons les codes, mais dans un cadre réglementaire fixé. » Le challenge le plus important des fintechs pourrait ainsi être de continuer à séduire sans jamais décevoir. « Il y a eu une certaine défiance des consommateurs vis-à-vis des banques : attention à ce qu’il ne se développe pas, demain, une défiance vis-à-vis des fintechs… », conclut Anton Bielakoff. Autres armes, même risque.

Source : La tribune.fr

StayHome lève 750 000 euros pour sa plateforme de portage immobilier

Adapter le fonctionnement des sites de financement participatif au portage immobilier : c’est le concept de la start-up montpelliéraine StayHome. «StayHome est une plateforme d’investissement participatif qui permet à des particuliers d’investir dans de l’immobilier. L’objectif principal est de venir en aide à des propriétaires en difficultés financières», assure Christian Lachaux, l’un des cofondateurs.

«Ces particuliers vont donc directement acheter les biens de ces propriétaires. L’argent de la vente va permettre aux propriétaires de solder l’intégralité de leurs dettes (…) et de rester locataires du bien pour une période pouvant aller jusqu’à cinq ans», détaille-t-il. Fondée en 2011, StayHome affirme que près d’un millier de porteurs sont aujourd’hui inscrits sur sa plateforme et qu’une centaine de dossiers ont été bouclés.

Pour se développer, la société vient de lever 750 000 euros auprès de plusieurs investisseurs qui ont participé au tour de table via le site de crowdfunding WiSeed, de business angels, et de PhiTrust Impact Investor. Avec cet investissement, StayHome compte recruter de nouveaux collaborateurs alors que l’entreprise est actuellement composée de six personnes, et nouer des partenariats avec des acteurs de l’immobilier et de la banque. La société veut également renforcer sa communication.

Source : http://www.frenchweb.fr/stayhome-leve-750-000-euros-pour-sa-plateforme-de-portage-immobilier/226611#KK6clZITgtfyCEWk.99

Le portage immobilier présenté sur le site LesEchos.fr

Afin d’éviter la saisie de son logement, le portage immobilier peut être une solution qui permet de vendre son bien pour en devenir locataire. Patrick Drack, co-fondateur de Stayhome,répond aux questions suivantes : qu’est-ce le portage immobilier, comment évaluer son bien et le montant du loyer, et il aborde également la question du rachat du bien immobilier.
En savoir plus sur http://videos.lesechos.fr/formation/gestion-patrimoine/patrick-drack-le-portage-immobilier-4689386004001.html?cPeODY5H4rc9RVqy.99

5 conseils pour quitter le surendettement

Que l’on ait fait de mauvais choix financiers ou que ce soit lié à un accident de la vie, être surendetté oblige à vivre avec une épée de Damoclès sur la tête. Le couple et la famille sont soumis à rude épreuve.  Ce stress toujours présent pourrit la vie quotidienne et beaucoup de gens baissent les bras car ils ont malheureusement l’impression de ne rien pouvoir changer à leur situation.

La première action à réaliser est de contacter une assistante sociale même si certaines personnes ressentent de la honte à demander de l’aide. Comme dit le proverbe, aide-toi et le ciel t’aidera. Voici donc 5 conseils pour apprivoiser l’argent, devenir conscient de ses actes et peut-être pouvoir commencer à rembourser ses dettes.

Commencer à compter ses dépenses

Chaque mois, reprenez les tickets et faites le bilan avec votre compte bancaire. Le budget mensuel se compose de dépenses fixes et de dépenses variables. S’il est nécessaire de payer son loyer et l’électricité, vous vous rendez peut-être compte de dépenses inutiles qui ne vous apportent rien et seront les premières à être coupées.

Préparer ses repas

Il est agréable de manger dehors ou d’offrir un pain au chocolat à ses enfants en balade mais ces petites dépenses finissent par s’additionner. Si le lieu de travail n’a pas de cantine subventionnée, on amènera de chez soi son repas au lieu de dépenser au moins 10 euros dans quelque chose de moins bon et moins sain. Les tickets resto sont acceptés dans de nombreux supermarchés (souvent 2 par jour) pour faire manger la famille.

Attendre avant d’acheter

Le pire ennemi quand on est endetté est l’achat compulsif. L’objet de notre convoitise nous semble indispensable alors que l’on sait que ce n’est pas possible dans la situation actuelle. Si vous pensez vraiment avoir besoin d’un objet, cela devrait encore être le cas dans 2 semaines. Alors ATTENDEZ! Vous verrez que vous n’aurez plus les yeux Chimène pour cet ordinateur ou tablette dernier cri. Si vous êtes triste, n’achetez surtout pas car vous cherchez un réconfort et vous n’avez qu’un leurre.

Prendre conscience du marketing

Savez-vous que vous êtes manipulé(e) ? Toutes les grandes sociétés commerciales ont des départements entiers dont le métier est de vous faire consommer plus. Ils ne vous voient pas comme une personne mais comme un consommateur qui va s’endetter s’ils appuient sur les bons boutons pour vous faire crever d’envie et de frustration. Pour Noël, les enfants sont matraqués par la publicité télévisé pour des jouets dès le mois d’octobre. Cela les rend malheureux et frustrés surtout s’ils se comparent aux autres. Nous devons prendre conscience que souvent, nous nous comportons comme des enfants…

Mener une vie plus simple

Si on ne peut pas vivre sans argent, il y a de nombreuses façons de vivre en dépensant moins. Si on ne va pas à la fête foraine, on peut toujours se balader dans un parc ou en campagne. Les livres peuvent être empruntés à la bibliothèque ainsi que les films. Dans ma région, je vais cueillir les champignons ou des figues quand c’est la saison. De nombreuses associations solidaires permettent aussi de renouer le lien avec les gens via le troc ou l’échange de services.

Auteur : Isabelle Garcia (ancienne surendettée) et son blog www.lesurendettement.fr

 

Surendettement : des mesures à suivre

Si l’on traîne pour mettre en œuvre les mesures décidées dans un plan de surendettement, la situation risque de s’aggraver et le droit à cette procédure peut être perdu.

La Cour de cassation considère en effet que la bonne foi, indispensable pour bénéficier d’une procédure de surendettement qui allège les dettes, même si elle a été admise à l’origine, peut disparaître en cours de procédure.

Elle a jugé ainsi pour un couple qui n’avait pas réussi à appliquer un plan décidé par la commission de surendettement et qui présentait de ce fait un nouveau dossier pour tenter de bénéficier de nouvelles mesures de réduction ou de suppression de dettes.

Si ces particuliers se trouvent dans l’obligation de déposer un nouveau dossier, c’est qu’ils n’ont pas appliqué de bonne foi les premières recommandations de la commission, ont dit les juges. Ils ne se sont pas préoccupés notamment des lettres envoyées par la Banque de France pour faire avancer les mesures à prendre et ont attendu six mois avant de mettre réellement en vente leur maison, comme il le leur avait été demandé.

La Cour de cassation précise toutefois que des éléments nouveaux pourraient conduire à une analyse différente de la situation et permettre au débiteur d’être à nouveau reconnu de bonne foi.

La bonne foi du débiteur est la notion essentielle à prendre en considération pour obtenir le bénéfice de la procédure de surendettement.

Source : http://www.vosgesmatin.fr/justice/2015/10/13/surendettement-des-mesures-a-suivre

Stayhome sur SeLoger.com : le portage immobilier

Grâce au portage immobilier solidaire, des propriétaires en grande difficulté financière vendent leur bien à des investisseurs particuliers, et peuvent continuer de l’occuper moyennant le versement d’un loyer mensuel. Christian Lachaux, co-fondateur de StayHome nous parle de cet investissement pas tout à fait comme les autres.

Se Loger. Le principe de la vente avec faculté de rachat existe déjà, il s’agit de la vente à réméré. Pouvez-vous nous dire en quoi le portage immobilier est-il différent ?

Christian Lachaux : La différence du portage immobilier par rapport à la vente à réméré est énorme. En réalité, le seul point commun entre la vente à réméré et le portage immobilier, c’est le côté positif de l’annulation d’une vente par un rachat. Ce qu’il faut savoir c’est que lorsque l’on vend à réméré, on ne rachète pas son bien : il s’agit en réalité d’une annulation de la vente qui a été réalisée précédemment, ce qui a pour conséquence l’absence de paiement de droits de mutation lorsque l’on rachète le bien. Donc le rachat, ou plutôt l’annulation de la vente du bien, entraîne donc un coût de 2 % de frais de notaire seulement, contre 7 % dans le cas d’une vente classique. En revanche, la vente à réméré a eu mauvaise réputation car elle a été beaucoup utilisée par des marchands de biens qui usaient de taux usuraires.

Pourquoi vous n’avez pas simplement souhaité vous lancer dans la vente à réméré ?

En réalité, nous avons pratiqué la vente à réméré pendant des années, et nous avons voulu apporter un côté éthique à cette opération. Nous ne faisons absolument pas la charité à des personnes en difficulté, en revanche nous sommes là pour faire en sorte que ces personnes retrouvent un équilibre financier en soldant l’intégralité de leur dette grâce à la vente de leur bien, mais nous sommes là aussi pour que les investisseurs s’y retrouvent : le rapport doit être équilibré. Nous avons donc considéré qu’un rendement annuel de 6,5 % était honnête pour les investisseurs, et acceptable pour les vendeurs. Et parallèlement, nous mettons en place des garanties pour les vendeurs qui ne sont plus en mesure de racheter leur bien. Lorsque le cas se présente, nous avons prévu la possibilité de trouver un nouvel acquéreur au meilleur prix.

Et pourquoi les vendeurs en difficulté auraient-ils intérêt à vendre leur bien par le biais du portage immobilier plutôt qu’en le vendant de façon classique ?

Tout d’abord, lorsque nous recevons des dossiers, nous étudions très précisément la situation des personnes, et nous nous assurons notamment qu’elles souhaitent réellement redevenir propriétaires de leur bien à l’issue de la période de portage. En revanche, l’immense majorité des personnes qui font des demandes de portage sont très attachées à leur bien immobilier pour diverses raisons : elles craignent notamment de vendre à perte ou d’avoir des difficultés à se reloger. C’est pour toutes ces raisons que les vendeurs préfèrent conserver leur bien et réaliser une opération de portage immobilier, qui ne dure jamais très longtemps. Car même si la durée peut s’étendre à 5 ans, ils rachètent généralement dans les 2 à 3 ans maximum.

Avec le recul que vous avez, pouvez-vous nous dire quelle est le volume de dossiers qui se déroulent sans encombre ?

Sur le portage immobilier tel que nous l’avons mis en place il y a 2 ans, nous n’avons pas encore énormément de recul. Mais parmi les dossiers traités, nous savons que 85 % des biens vendus en portage ont été rachetés dans les délais impartis par les propriétaires initiaux. Les autres ont été soit prorogés, soit les biens ont été vendus avec un complément de prix au profit du vendeur initial, pour pallier la différence de valeur.

Avez-vous des difficultés à trouver des investisseurs dans le contexte actuel ?

Aujourd’hui non, parce que pour l’investisseur, le portage immobilier a énormément d’atouts. D’abord parce qu’il achète le bien en-dessous de sa valeur, or actuellement, nous observons un marché immobilier difficile car la plupart des biens sont vendus en produits de défiscalisation qui se vendent au-dessus du prix du marché, ce qui s’explique par les honoraires, les intermédiaires, etc. Or, avec nos opérations de portage, un investisseur achète un bien environ 25 % en-dessous de sa valeur marché.

Source : http://edito.seloger.com/conseils-d-experts/investir/investissement-solidaire-le-portage-immobilier-qu-est-ce-que-c-est-article-6502.html

Suppression du fichage banque de France

Faillites chefs d’entreprises : Suppression du fichage banque de France.

Une mesure attendue depuis longtemps par les chefs d’entreprise vient d’être prise par la Banque de France. C’est en effet ce Lundi 9 septembre que la suppression du fichage FICP de la BdF des entrepreneurs dont la société a été liquidé est entrée en vigueur.

Cette mesure, annoncée le 29 Avril dernier par la ministre des PME Fleur PELLERIN, s’applique à quelques 144 000 chefs d’entreprises ayant fait l’objet d’une liquidation judiciaire et jusque là référencés sous l’indicateur « 040 » durant les trois années suivant leur faillite.

Un marquage au fer rouge

Le fichier dit ‘040’ avait jusqu’à présent un vrai effet de « marquage au fer rouge » pour les entrepreneurs qui avaient connus un revers lors  de la gestion de leur entreprise. Une fois fiché en BdF ils ne pouvaient plus avoir recours aux prêt bancaires. « Il était donc temps de le supprimer », explique Fleur Pellerin dans un entretien au Parisien, en rappelant que la suppression de ce fichier était « un engagement » du président François Hollande lors des Assises de l’entrepreneuriat.

Les mentalités vont devoir changer

C’est un vrai changement de mentalité qui va devoir s’opérer chez les banquiers. «Dans un parcours d’entrepreneur, connaître un revers fait partie d’un cursus normal. Je souhaite décomplexer l’échec dans notre pays» ajoute la ministre. Concrètement, pour les chefs d’entreprises touchés par cette mesure, l’indicateur dirigeant « 040 » qui (leur) était attribué jusqu’à ce jour est désormais remplacé par « 000 » signifiant que les informations recueillies par la Banque de France n’appellent pas de remarque de sa part.

Nouvelle chance

« C’est un coup de pouce aux PME (…) En ayant une nouvelle chance, ces patrons pourront réinvestir et donc créer de l’emploi », a-ajouté Mme la ministre. Soulignant toutefois que « les faillites frauduleuses ne sont pas du tout concernées par cette mesure », qui « concerne uniquement les liquidations sans faute de gestion ».