Saisie immobilière : La procédure prévoit la vente à l’amiable

La saisie d’un immeuble

La saisie est envisagée lorsqu’un débiteur ne peut rembourser ses créanciers. La vente aux enchères n’est néanmoins pas systématique puisque le débiteur a la faculté de demander, en principe lors de l’audience d’orientation, une vente amiable. Cette demande peut être présenté au préalable au juge afin d’être jugé avant la signification de l’assignation à l’audience d’orientation par le(s) créancier(s).
La demande du débiteur d’autoriser la vente amiable de l’immeuble ainsi que les actes consécutifs à la vente sont dispensés de l’intervention d’un avocat. Cette demande peut être formulée verbalement à l’audience d’orientation.

La vente amiable produit les effets d’une vente volontaire et est enregistrée devant notaire.

Après avoir accepté la demande, le juge de l’exécution fixe le prix minimum de vente du bien saisi ainsi que la date de l’audience à laquelle l’affaire sera rappelée. Cette audience, qui se tiendra dans un délai de quatre mois maximum, permettra de vérifier la réalisation de la vente ou de fixer un délai supplémentaire de trois mois, sur demande du créancier, pour laisser le temps au notaire de formaliser la conclusion d’un acte authentique de vente en cours de réalisation. La production d’un justificatif tel qu’un compromis de vente signé sera au préalable à fournir lors de cette demande.

La conséquence principale de l’obtention de la vente amiable est la suspension immédiate du cours de la procédure d’exécution forcée sans toutefois suspendre le délai imparti aux créanciers pour déclarer leur créance.

Lors de la réalisation de l’acte authentique de vente, le notaire se chargera de purger les créances et frais ainsi que de faire radier les inscriptions hypothécaires correspondantes.

 

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