Perdre son logement: une angoisse difficile à partager

À en croire un sondage récent, 59% des Français redoutent d’avoir à trouver un nouveau logement. Et s’ils risquent l’expulsion, ils n’oseraient en parler qu’à leurs parents ou enfants, mais pas aux collègues ni aux voisins.

Perdre son logement, risquer une expulsion fait partie des grandes angoisses de la vie et reste un tabou d’après un sondage Opinionway, réalisé pour le site de portage immobilier Stayhome. Selon cette étude, la saisie immobilière est à l’origine de bien des inquiétudes, si bien que 59% des Français redoutent d’avoir à trouver un nouveau logement. Une telle situation peut en effet être à l’origine de bien des bouleversements sans compter le lourd impact financier. Et ce sont les hommes qui sont les plus anxieux face à ces bouleversements qu’ils sont 61% à craindre contre 56% chez les femmes.

Parmi les craintes de conséquences en cascade d’une saisie, 24% des sondés ont peur de perdre leur travail. Une crainte particulièrement forte chez les plus jeunes, dont la situation professionnelle est la plus fragile puisque 44% des 18-24 ans évoquent ce risque. Pour 19% des sondés, le stress engendré par la perte du logement peut s’accompagner de fortes tensions au sein des couples et déboucher, à terme, sur une séparation ou un divorce. Et pour 15% de la population, il y a aussi un risque d’être obligé de changer les enfants d’école.

Une angoisse forte chez les plus jeunes

Une situation d’autant plus compliquée à vivre qu’il semble très difficile d’aborder le sujet en dehors de la sphère familiale directe. Si 59% des sondés évoqueraient la question devant leurs enfants et 60% en parleraient à leurs parents, pas question de l’ébruiter ou de chercher de l’aide au-delà. Ainsi, 76% des personnes interrogées auraient du mal à assumer la situation en l’évoquant auprès de leurs collègues et même 77% qui refuseraient d’en parler à leurs voisins.

Ils craignent également de devenir un poids pour leur entourage puisque 37% des sondés ont peur de demander une aide financière à leur proche tandis que 25% sont angoissés à l’idée de devoir retourner vivre chez leurs parents. Une peur particulièrement forte chez les plus jeunes (44% des moins de 35 ans craignent cette situation) et chez les femmes (30% ont peur de retourner chez leurs parents contre 19% des hommes).

Une étude qui vient fort à propos confirmer la pertinence de l’approche de son commanditaire Stayhome. La société se veut une alternative à la saisie immobilière que subissent chaque année 15.000 propriétaires. Le principe du «portage immobilier» consiste à transférer la propriété du bien immobilier de la personne en difficulté vers un particulier. Le fruit de la vente doit permettre à la personne endettée de régler ses dettes tout en continuant à occuper les lieux en tant que locataire. La logique vertueuse est bouclée lorsque (ou si) l’ancien propriétaire peut racheter son logement à un prix préférentiel fixé dès la vente initiale.

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